Une professionnelle de l'accompagnement.

Au jour le jour.

photo Une professionnelle de l'accompagnement.

L'altruisme, la compassion, la bienveillance, trois mots. Juste des mots, un ensemble de lettres. Pourtant chez certaines personnes c'est un quotidien. Remercions Vanina Laugier de nous donner l'occasion de partager un peu de son humanité.


Ce sont toujours les mêmes réponses, les mêmes affreuses histoires de couples saccagés, de familles détruites, d'amitiés décomposées, comme si de se pencher sur les ressorts de l'âme, de l'esprit, sur ces mouvements subtils de la relation, était dangereux, fallacieux, impossible. Il rôde un sentiment de méfiance envers ceux qui osent s'aventurer dans les gouffres de la psyché. On leur reproche de compliquer, de manipuler, de juger, de catégoriser. Et c'est vrai que certains le font, pas tous, juste certains, comme il y a des mauvais plombiers, des avocats véreux, des garagistes malhonnêtes, des médecins incompétents, il y a aussi des psys qu'il faudrait clouer au pilori avec leurs certitudes et leur morgue. Pas tous.

C'est juste un regard, et des questions, se demander comment cela fonctionne, pour l'autre. Pas pour tous les autres, pour l'autre qui est venu demander de l'aide pour avancer. Parce que seul, il tourne en rond.
Des milliers d'humains aussi tournent en rond, mais cela leur convient. Çela se voit, cela crève les yeux, cela déborde de leurs paroles et de leurs corps. Mais ils ne demandent rien, ou alors, pas pour eux. Ils veulent juste des informations, quelque chose de général, un saupoudrage de concepts désincarnés, et ils se braquent quand cela vient les toucher d'un peu trop près. Alors, il faut parler d'autre chose, changer de chemin, glisser, s'en aller.

Celui qui arrive en demandant de l'aide, celui-là est en marche vers un ailleurs de lui-même. Souvent, il a déjà rencontré des réponses, emprunté des chemins, tenté d'appliquer des disciplines, écouté des discours philosophiques, religieux, symboliques, chamaniques, ésotériques, ou bien juste les fameuses paroles de bon sens. Il arrive parce qu'il sent bien qu'il y a autre chose, quelque chose au fond de lui, qui palpite, loin des théories. Et il ne sait pas comment ouvrir les portes. Il pense qu'il n'a pas la clé, ou qu'il n'y a pas de porte, ou que c'est trop compliqué. Il voudrait être écouté, entendu, pour se raconter. Il cherche un espace où il pourra se dire, sans reproches, ni jugements.

D'abord dire la faute de l'autre, des circonstances, de la vie. Le décor est posé, rigide, inamovible, ponctué de "jamais", de "toujours", de " c'est mon caractère". Écouter. Derrière les mots habituels flottent d'autres paroles, cachées, enfouies, secrètes, inaudibles, d'autres histoires, avortées, ou bien vécues dans le secret de l'âme. Attendre que ces autres paroles affleurent, attendre longtemps parfois. Ce n'est pas un hasard si elles ne peuvent pas être dites, elles dissimulent des gouffres, des océans, des continents inexplorés, dangereux, peut-être. Aider un peu, juste un peu, parfois d'un mot, ou d'un silence, d'un regard.

Écouter à l'intérieur de soi ce que l'autre fait résonner, parce que c'est un échange, une relation. Faire attention à ne pas le mettre dans une case, dans une théorie, dans une image figée. Regarder ce qui est, ce qui parle derrière les mots, gestes, postures, mimiques, silences. Entendre ses paroles, celles qu'il dit, celles qui affleurent, cachées, écouter ce murmure de ce qui est passé sous silence et voudrait être dit, sans tenter de comprendre. Il n'y a que celui qui parle qui pourra les comprendre.
L'autre devine la présence subtile d'autres paroles derrière le discours convenu et leur laisse la place de se faire entendre, même si elles dérangent.

L'autre se souvient qu'il a été celui-là plein de rage, de rancœur, de détresse, de certitudes, et qu'à certains endroits cela résonne encore, cela fait mal, encore, c'est là, toujours. Un être humain face à un autre être humain qui tente d'être neutre, qui arpente ce chemin délicat de la découverte de soi, juste depuis un peu plus longtemps, un sherpa attentif, mais tout aussi fragile parfois, un accompagnateur qui lui aussi se fait accompagner.

S'il cessait un jour de se savoir fragile, en perpétuel recommencement, il ne serait plus capable d'accompagner quiconque.

Le chemin de l'autre, on ne le connait pas. Il va vers sa liberté, vers sa joie. Il peut y laisser une vie de couple ennuyeuse, abandonner des relations frustrantes, destructrices, tordues, choisir de rester, mais différemment. Il va vers sa liberté. Le chemin de l'autre, on ne le dirige pas. On l'accompagne, on le soutient quand il dérape, il se relève, et il avance.

C'est lui qui marche, c'est son pas, son rythme, son chemin.

Vanina Laugier



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